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L'accessibilité numérique n'est plus un sujet réservé aux administrations et aux grands groupes. Depuis le 28 juin 2025, l'European Accessibility Act (EAA), transposé en droit français, élargit les obligations à une partie du secteur privé. Et d'après plusieurs sources spécialisées, les premiers contrôles ont démarré en janvier 2026.
Faut-il paniquer ? Non. Faut-il ignorer le sujet ? Pas davantage. Ce guide fait le point, sans dramatiser : qui est réellement concerné, ce que vous risquez, et une checklist concrète pour un site B2B. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil juridique.
L'European Accessibility Act est une directive européenne (2019/882) qui impose que certains produits et services numériques soient accessibles aux personnes en situation de handicap. En France, la référence technique pour démontrer la conformité d'un site est le RGAA (Référentiel général d'amélioration de l'accessibilité), qui traduit les recommandations internationales WCAG 2.1 de niveau AA. La version 4.1 comporte 106 critères répartis en 13 thématiques. Une version 5 est en cours de rédaction, avec une publication annoncée pour la fin 2026.
La directive vise les services numériques proposés aux consommateurs : commerce en ligne, services bancaires, transport et réservation, communications électroniques, livres numériques, etc. Deux points de repère reviennent dans les analyses :
Pour un prestataire de services B2B ou un éditeur de SaaS, la situation est donc souvent nuancée. Faites valider votre cas auprès d'un juriste, surtout si vous avez une activité mixte (B2B et B2C).
Les sources spécialisées évoquent des sanctions administratives pouvant aller jusqu'à 50 000 € par service non conforme, renouvelables en cas de manquement persistant, ainsi que des mises en demeure et des actions possibles d'associations. Les autorités de contrôle annoncent une phase de contrôle actif après des années de pédagogie. Ces montants et modalités sont à vérifier auprès des textes et des autorités compétentes, car ils évoluent.
Le texte doit se distinguer nettement de son fond. Ne comptez pas sur votre œil : utilisez un outil de vérification de contraste. Attention aux gris clairs sur blanc, aux textes sur photo et aux boutons.
Chaque image porteuse d'information a un texte alternatif utile. Les images purement décoratives doivent être ignorées par les lecteurs d'écran.
Tout doit être utilisable sans souris : menus, boutons, formulaires, fenêtres modales. Le focus (l'élément actif) doit être visible en permanence. Ajoutez un lien d'évitement en haut de page pour aller directement au contenu.
Un seul H1, puis des H2 et H3 dans l'ordre. Les titres servent de plan de la page, pas de simple mise en forme.
Chaque champ a une étiquette visible et associée. Les messages d'erreur disent ce qui ne va pas et comment le corriger. Ne vous appuyez pas uniquement sur la couleur pour signaler une erreur.
Fuyez les « cliquez ici » et les « en savoir plus » isolés. L'intitulé du lien doit se comprendre hors contexte.
Sous-titres, transcription, pas de lecture automatique avec son. Ce point est souvent oublié quand on ajoute une vidéo de présentation.
Les animations, très présentes sur les sites Webflow, ne doivent pas gêner. Respectez la préférence de réduction des animations que certains utilisateurs activent dans leur système, et évitez les mouvements clignotants ou les carrousels automatiques impossibles à arrêter.
Le site reste utilisable quand on agrandit le texte ou quand on zoome, et sur mobile. Aucune information ne doit disparaître.
Déclarez la langue de la page. Si votre organisation est soumise à l'obligation, publiez une déclaration d'accessibilité accessible depuis toutes les pages et préparez un plan d'actions. Vérifiez aussi que votre bandeau de consentement est lui-même accessible (voir notre guide sur le bandeau cookies et Consent Mode v2).
Les outils automatiques ne suffisent pas : un audit sérieux combine outils et contrôle humain.
Webflow génère un code propre et permet de contrôler les balises, les textes alternatifs, les attributs et l'ordre de tabulation. Les composants natifs (onglets, menus déroulants, fenêtres) offrent une base, qui doit toujours être vérifiée et complétée selon votre design. Chez Sama Company, la dimension accessibilité et responsive est intégrée à la phase de design de Sama' Perf, et l'abonnement comprend une veille légale et des mises à jour.
En principe, un site vitrine sans vente en ligne auprès de consommateurs est hors champ, selon plusieurs analyses. Mais votre situation dépend de votre activité exacte et de vos clients : faites-la valider par un juriste.
Non. Les surcouches automatiques ne corrigent pas les problèmes de fond (structure, contenu, navigation) et ne démontrent pas la conformité. L'accessibilité se travaille dès la conception.
Cela dépend de l'état du site. Sur un site bien conçu, quelques jours de corrections peuvent suffire. Sur un site ancien, une refonte partielle est parfois plus efficace.
Par un audit rapide des pages clés (accueil, services, contact), puis par les corrections à plus fort impact : contrastes, navigation clavier, formulaires, textes alternatifs.
L'accessibilité n'est pas qu'une contrainte légale : c'est un signe de qualité et un levier de conversion. Même si votre site n'est pas directement concerné, avancer sur ces dix points améliore l'expérience de tous vos visiteurs. Vous voulez savoir où en est votre site ? Notre audit inclut l'accessibilité dans son analyse du parcours utilisateur, avec un plan d'actions priorisé.
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